Et si votre prochaine bière se dégustait… pinceau à la main ?
Et si le comptoir devenait un atelier, et le verre un prétexte à créer plutôt qu’à simplement consommer ?
L’idée peut faire sourire, mais elle s’immisce peu à peu dans les bars belges. Entre envie de déconnexion, besoin de lien et recherche d’expériences plus riches, une nouvelle manière de sortir émerge. Son nom : Social Craft. Et la marque Picon entend bien y laisser son empreinte, avec une initiative qui transforme le rituel du Picon Bière en véritable expérience créative.
Le “Social Craft”, ou l’art de boire autrement
Peindre, broder, créer… un verre à la main. L’idée est surprenante, mais elle reflète une nouvelle réalité dans certains bars belges. Les consommateurs ne viennent plus seulement boire : ils recherchent des expériences à partager, mêlant créativité et sociabilité.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large : saturation numérique, besoin de reconnexion au réel, et regain d’intérêt pour l’artisanat. Résultat : les bars deviennent des espaces hybrides, où l’on vient autant pour créer que pour consommer.
Du remède colonial au classique des comptoirs
Avant de s’inviter dans des ateliers créatifs, le Picon raconte une histoire bien plus ancienne. Celle d’une boisson née loin des bars européens, en 1837, sous l’impulsion de Gaétan Picon, un Français installé en Algérie.
À l’origine, rien de festif : il s’agit presque d’un remède. Confronté aux troubles digestifs et aux maladies qui touchent les soldats, Picon élabore une préparation à base d’écorces d’orange amère, de gentiane et de quinquina. Une recette pensée pour stimuler l’appétit et soutenir l’organisme.
Le succès est rapide. D’abord adoptée par les militaires, la boisson gagne en popularité et s’installe durablement en France, notamment après sa présentation à l’Exposition universelle de 1867.
C’est un peu plus tard que naît le geste que l’on connaît aujourd’hui. Dans le nord et l’est de la France — mais aussi en Belgique — on commence à allonger cet amer à l’orange avec de la bière. À l’époque, certaines pils sont jugées légères, presque trop sages. Le Picon vient alors bousculer tout ça : plus d’amertume, une touche d’agrume, et surtout davantage de caractère.
Le Picon bière s’impose rapidement comme un incontournable des cafés, un mélange simple mais identitaire, profondément ancré dans la culture des comptoirs. Un goût qui traverse les générations.
Aujourd’hui, ce rituel ne disparaît pas — il se transforme. Et c’est précisément là que Picon joue une carte intéressante : réactiver cet imaginaire collectif en lui donnant une nouvelle forme.
Crafted by Picon : l’art s’invite au comptoir
Avec Crafted by Picon, la marque pousse plus loin son ancrage culturel. Le projet repose sur une idée forte : transformer le bar en espace artistique vivant.
Cinq établissements belges – de Bruxelles à Anvers – ont ainsi été investis par des artistes locales, sous la direction de Leticia Sere et du collectif bruxellois Grafik. Vitrines revisitées, installations visuelles, verres sérigraphiés… chaque lieu devient une œuvre à part entière.
Parmi les bars participants :
- Casco (Bruxelles)
- Maison du Peuple (Saint-Gilles)
- Café De Kazerne (Turnhout)
- Cabron (Anvers)
- Bar Bobette (Anvers)



L’objectif est clair : prolonger l’expérience du bar au-delà du simple verre, en y intégrant une dimension esthétique et participative.
La bière comme support d’expérience
Ce que révèle Crafted by Picon, c’est une évolution plus profonde : la bière – et ses rituels – ne sont plus seulement des produits, mais des supports d’expérience.
En associant création artistique et dégustation, Picon redonne au Picon Bière une dimension culturelle et contemporaine. Une manière de revisiter un classique en lui donnant une nouvelle portée.