La Trappe

UNE TRAPPISTE FRANÇAISE ?

Qui dit « trappiste » dit La Trappe. Le nom renvoie à l’abbaye de Soligny-la-Trappe, en Normandie, où au XVIIe siècle l’abbé Armand Jean de Rancé ramena l’ordre cistercien à sa rigueur originelle. Pas de demi-mesure. Pas de confort. Discipline, silence et travail manuel.

La réforme reposait sur une idée centrale : vivre selon la règle. Observance. Stricte. Concrète. Le travail comme devoir spirituel. Ce qui commença comme une correction interne devint un véritable mouvement. Très vite, on parla des « trappistes ».

Pour rendre la vie monastique quelque peu supportable, les moines étaient autorisés à consommer la boisson locale. En France, il s’agissait souvent de vin. Selon la tradition, vers 1675, De Rancé fit installer une brasserie dans l’abbaye, et la bière devint la boisson des moines de La Trappe.

RECETTE ORIGINALE ?

Selon les moines de Soligny-la-Trappe, un manuscrit datant de 1848 contenant une recette de bière fut redécouvert lors de la numérisation des archives de l’abbaye. Le Père Thomas prit alors contact avec Christophe Haye, de la brasserie locale La Vertueuse, qui redonna vie à cette bière.

Dans un premier temps, la bière porta le nom de « La Grande Trappe », puis simplement « La Trappe ». Mais une lettre d’un cabinet d’avocats néerlandais, gestionnaire des marques déposées, mit rapidement fin à cette appellation. La solidarité est peut-être sacrée, mais même chez les trappistes, elle connaît ses limites. La bière fut alors rebaptisée « Hercelin », en référence à un ancien abbé de l’abbaye.

PRESQUE TRAPPISTE.

La bière ne porte évidemment pas le logo ATP et ne peut donc pas se revendiquer trappiste. Pourtant, le lien avec l’abbaye est indéniable. Même l’eau de brassage provient de la source de La Trappe.

  • Brasserie : Abbaye de la Trappe (Brasserie La Vertueuse) (FR)
  • Volume : 33 cl
  • Alcool : 6,1 % vol.
  • Couleur : Ambrée pâle et limpide, coiffée d’une mousse ivoire aux fines bulles, avec une effervescence très délicate.
  • Nez / arômes : Légèrement sucré, malté avec des notes céréalières et un caractère subtilement levuré.
  • Bouche : Attaque douce et veloutée, où l’amertume et l’alcool montent progressivement ; légère touche épicée et finale sèche, délicatement amère.
  • Accords metsbière : Baguette et fromage d’abbaye, sandre à la sauce crème.

Hercelin
Hercelin
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